• Une vidéo de 3min qui nous montre comment calculaient les bâtisseurs au moyen-âge. Ils n'avaient pas tous une culture scolaire et pourtant ils arrivaient à tout construire.

    Leur secret: la corde à 13 nœuds.

    https://www.youtube.com/embed/1VHbNoO6Spk


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  • Je remonte cet article pour la rentrée qui approche à grands pas.

    La création mathématiques collective

     

    En classe je pratique l'enseignement des mathématiques de manière un peu particulière. Je pratique la création mathématique collective.

    Cette pédagogie a pour but de développer l'esprit mathématique des élèves en partant de leurs connaissances individuelles et communes. Les débats et les conflits socio-cognitifs permanents mis en place le permettent. 

     

    Voici l'organisation dans ma classe:

    • Élèves - par groupes de 10 maximum.
    • Espace - devant le tableau de la classe sur des bancs.
    • Durée - 1h00 / jour.
    • Matériel élève - 1 cahier; 1 crayon
    • Matériel tableau - tous les outils nécessaires pour faire des mathématiques.

    Je répartis la classe en 2 groupes de 10 élèves - un groupe A et un groupe B. L'emploi du temps de la semaine est celui-ci:

    Lundi - A    Mardi - B    Jeudi - A    Vendredi - B

    Voici le principe:

    Chaque élève prend son cahier et écrit une création mathématique avec cette consigne:

    Faites une création mathématique à l'aide de traits, chiffres, lettres ou points vous avez 3 minutes.

     

    Je récupère les cahiers, choisis les 5 premières créations et les dessine au tableau. Pendant que je les dessine les élèves les découvre silencieusement.

    À ce moment là on commence par la première création. Chaque élève dit ce qu'il pense de la création. Cette réflexion met en place une discussion à propos de la création. Cet échange souvent très riche permet à chacun de découvrir, à son rythme, la notion abordée à cet instant.

    La place du professeur, différente de celle habituellement admise, est de faire avancer les échanges par des questionnements, des demandes d'explications sur des propos tenus ou de réclamer des précisions sur ce qui a été dit. Le professeur doit relancer les dire des élèves par des pourquoi incessants.

    Le professeur doit également écrire au tableau ce qui a été dit afin de garder une trace écrite sur chaque création. (à la fin on obtient un tableau de véritable mathématicien incimpréhensible pour les personnes qui rentrent dans la classe.). Je garde ces traces toute la journée, c'est drôle quand quelqu'un rentre.

    exemple: "élève - je vois des angles droits" - " professeur - qu'est ce que c'est un angle" - "élève - un angle c'est quand deux segments se coupent"

    ou

    "élève 1 - je vois un angle droit" - "élève 2 - moi j'en vois 2" - "professeur: montre les nous." - "l'élève 2 se lève et les montre à l'aide de l'outil adéquate qu'il a pris parmi tout le matériel"

    Les relances des pairs ou du professeur permettent de construire les notions précises. Chacun doit expliquer ce qu'il a dit et doit apporter toutes les précisions nécessaires pour que tout le monde comprenne..

    Quand plus personne n'a rien à dire sur la création abordée on passe à la deuxième. 

    Une fois que les 5 créations ont été abordées on fait un rappel rapide des notions vues pendant la séance.

    Quand on a vu une notion complètement avec au bout une définition, je demande à 2 élèves de faire un affichage pour la classe.

    Pendant que le groupe A est en création mathématique collective le groupe B est en autonomie complète (en silence absolu c'est très important.

     

    Petit bilan de la première année:

    • Une utilisation du vocabulaire mathématique bien plus précise.
    • Une compréhension de chaque notion plus fine que mes élèves des années précédentes.
    • Les élèves ont hâte de faire des mathématiques tous les jours. 
    • Les élèves difficiles de la classe sont bien plus impliqués qu'auparavant.
    • Les élèves en difficulté se rendent compte qu'ils ont des capacités eux aussi.
    • La parole dans la classe s'est libérée plus que jamais.
    • Les élèves vont au-delà du programme, et surtout les élèves veulent approfondir ce qui les turlupine sur le moment (cela augmente l'implication de chacun).

    Je vais avoir l'évolution des élèves grâce aux évaluations CM2 de cette année mais je pars plus que jamais confiant.

     

    Cela a été compliqué de me lancer, mais maintenant je ne vois pas comment j'ai pu faire des mathématiques autrement. Les élèves manipulent les notions, discutent de mathématiques lancent de grands débats et adorent les mathématiques, je ne vois que du positif.

    Petite anecdote, un jour un élève avait dessiné un cercle partagé, et une grande discussion s'est lancée pour savoir si c'était une fraction ou non et là j'ai vu les élèves discuter pendant 20 minutes sur ça sans avoir besoin de moi. Je me suis assis tranquillement à mon bureau pour les écouter ce fut un moment magique. Au final nous avions une définition sur les fractions parfaite et tout le monde avait compris les tenants et les aboutissants, un moment extraordinaire que nous avons vécu à plusieurs reprises.

     

    Pour plus de précisions lire le texte libre mathématique de Paul Le Bohec.

    http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/1158


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  • Dans mes lectures du jour je reste sur tout ce qui est pédagogie nouvelle. Je viens de redécouvrir les invariants pédagogiques (indispensables pour moi) et la charte de l'école moderne.

    Je pense que ce sont deux textes à lire au moins une fois. Ce sont de bons repères pour une école différente quelle que soit la voix choisie.

    La charte de l'école moderne

     1/ L'éducation est épanouissement et élévation et non accumulation de connaissances, dressage ou mise en condition.

    Dans cet esprit nous recherchons les techniques de travail et les outils, les modes d'organisation et de vie, dans le cadre scolaire et social, qui permettront au maximum cet épanouissement et cette élévation.

    Soutenus par l'œuvre de Célestin Freinet et forts de notre expérience, nous avons la certitude d'influer sur le corportement des enfants qui seront les hommes de demain, mais également sur le comportement des éducateurs appelés à jouer dans la société un rôle nouveau.

    2/ Nous sommes opposés à tout endoctrinement.

    Nous ne prétendons pas définir d'avance ce que sera l'enfant que nous éduquons ; nous ne le préparons pas à servir et à continuer le monde d'aujourd'hui mais à construire la société qui garantira au mieux son épanouissement. Nous nous refusons à plier son esprit à un dogme infaillible et préétabli quel qu'il soit. Nous nous appliquons à faire de nos élèves des adultes conscients et responsables qui bâtiront un monde d'où seront proscrits la guerre, le racisme et toutes les formes de discrimination et d'exploitation de l'homme.

    3/ Nous rejetons l'illusion d'une éducation qui se suffirait à elle-même hors des grands courants sociaux et politiques qui la conditionnent.

    L'éducation est un élément mais n'est qu'un élément d'une révolution sociale indispensable. Le contexte social et politique, les conditions de travail et de vie des parents comme des enfants influencent d'une façon décisive la formation des jeunes générations.

    Nous devons montrer aux éducateurs, aux parents et à tous les amis de l'école, la nécessité de lutter socialement et politiquement aux côtés des travailleurs pour que l'enseignement laïc puisse remplir son éminente fonction éducatrice. Dans cet esprit, chacun de nos adhérents agira conformément à ses préférences idéologiques, philosophiques et politiques pour que les exigences de l'éducation s'intègrent dans le vaste effort des hommes à la recherche du bonheur, de la culture et de la paix.

    4/ L'école de demain sera l'école du travail.

    Le travail créateur, librement choisi et pris en charge par le groupe est le grand principe, le fondement même de l'éducation populaire. De lui découleront toutes les acquisitions et par lui s'affirmeront toutes les potentialités de l'enfant.

    Par le travail et la responsabilité, l'école ainsi régénérée sera parfaitement intégrée au milieu social et culturel dont elle est aujourd'hui arbitrairement détachée.


    5/ L'école sera centrée sur l'enfant. C'est l'enfant qui, avec notre aide, construit lui-même sa personnalité.

    Il est difficile de connaître l'enfant, sa nature psychologique, ses tendances, ses élans pour fonder sur cette connaissance notre comportement éducatif ; toutefois la pédagogie Freinet, axée sur la libre expression par les méthodes naturelles, en préparant un milieu aidant, un matériel et des techniques qui permettent une éducation naturelle, vivante et culturelle, opère un véritable redressement psychologique et pédagogique.

    6/ La recherche expérimentale à la base est la condition première de notre effort de modernisation scolaire par la coopération.

    Il n'y a, à l'ICEM, ni catéchisme, ni dogme, ni système auxquels nous demandions à quiconque de souscrire. Nous organisons au contraire, à tous les échelons actifs de notre mouvement, la confrontation permanente des idées, des recherches et des expériences.

    Nous animons notre mouvement pédagogique sur les bases et selon les principes qui, à l'expérience, se sont révélés efficaces dans nos classes : travail constructif ennemi de tout verbiage, libre activité dans le cadre de la communauté, liberté pour l'individu de choisir son travail au sein de l'équipe, discipline entièrement consentie.

    7/ Les éducateurs de l'ICEM sont seuls responsables de l'orientation et de l'exploitation de leurs efforts coopératifs.

    Ce sont les nécessités du travail qui portent nos camarades aux postes de responsabilité à l'exclusion de tout autre considération.

    Nous nous intéressons profondément à la vie de notre coopérative parce qu'elle est notre maison, notre chantier que nous devons nourrir de nos fonds, de notre effort, de notre pensée et que nous sommes prêts à défendre contre quiconque nuirait à nos intérêts communs.

    8/ Notre Mouvement de l'École Moderne est soucieux d'entretenir des relations de sympathie et de collaboration avec toutes les organisations œuvrant dans le même sens.

    C'est avec le désir de servir au mieux l'école publique et de hâter la modernisation de l'enseignement qui reste notre but, que nous continuerons à proposer, en toute indépendance, une loyale et effective collaboration avec toutes les organisations laïques engagées dans le combat qui est le nôtre.

    9/ Nos relations avec l'administration.

    Au sein des laboratoires que sont nos classes de travail, dans les centres de formation des maîtres, dans les stages départementaux ou nationaux, nous sommes prêts à apporter notre expérience à nos collègues pour la modernisation pédagogique.

    Mais nous entendons garder, dans les conditions de simplicité de l'ouvrier au travail et qui connaît ce travail, notre liberté d'aider, de servir, de critiquer, selon les exigences de l'action coopérative de notre mouvement.


    10/ La Pédagogie Freinet est, par essence, internationale.

    C'est sur le principe d'équipes coopératives de travail que nous tâchons de développer notre effort à l'échelle internationale. Notre internationalisme est, pour nous, plus qu'une profession de foi, il est une nécessité de travail.

    Nous constituons sans autre propagande que celle de nos efforts enthousiastes, une Fédération Internationale des Mouvements d'École Moderne (FIMEM) qui ne remplace pas les autres mouvements internationaux, mais qui agit sur le plan international comme l'ICEM en France, pour que se développent les fraternités de travail et de destin qui sauront aider profondément et efficacement toutes les œuvres de paix.

    Charte adoptée au Congrès de Pau de 1968

    Les invariants pédagogiques

    C'est une nouvelle gamme des valeurs scolaires que nous voudrions ici nous appliquer à établir, sans autre parti-pris que nos préoccupations de recherche de la vérité, à la lumière de l'expérience et du bon sens. Sur la base de ces principes que nous tiendrons pour invariants, donc inattaquables et sûrs, nous voudrions réaliser une sorte de Code pédagogique ...

    Invariant n°1 L'enfant est de la même nature que l'adulte.
    Invariant n° 2 Etre plus grand ne signifie pas forcément être au-dessus des autres.
    Invariant n° 3 Le comportement scolaire d'un enfant est fonction de son état physiologique, organique et constitutionnel.
    Invariant n° 4 Nul - l'enfant pas plus que l'adulte - n'aime être commandé d'autorité.
    Invariant n° 5 Nul n'aime s'aligner, parce que s'aligner, c'est obéir passivement à un ordre extérieur.
    Invariant n° 6 Nul n'aime se voir contraint à faire un certain travail, même si ce travail ne lui déplaît pas particulièrement. C'est la contrainte qui est paralysante.
    Invariant n° 7
    Chacun aime choisir son travail, même si ce choix n'est pas avantageux.
    Invariant n° 8 Nul n'aime tourner à vide, agir en robot, c'est-à-dire faire des actes, se plier à des pensées qui sont inscrites dans des mécaniques auxquelles il ne participe pas.
    Invariant n° 9 Il nous faut motiver le travail.
    Invariant n° 10 Plus de scolastique.

    Invariant10 bis Tout individu veut réussir. L'échec est inhibiteur, destructeur de l'allant et de l'enthousiasme. Invariant10 ter Ce n'est pas le jeu qui est naturel à l'enfant, mais le travail.
    Invariant n° 11 La voie normale de l'acquisition n'est nullement l'observation, l'explication et la démonstration, processus essentiel de l'Ecole, mais le Tâtonnement expérimental, démarche naturelle et universelle.
    Invariant n° 12 La mémoire, dont l'Ecole fait tant de cas, n'est valable et précieuse que lorsqu'elle est vraiment au service de la vie.
    Invariant n° 13 Les acquisitions ne se font pas comme l'on croit parfois, par l'étude des règles et des lois, mais par l'expérience. Etudier d'abord ces règles et ces lois, en français, en art, en mathématiques, en sciences, c'est placer la charrue devant les boeufs.
    Invariant n° 14
    L'intelligence n'est pas, comme l'enseigne la scolastique, une faculté spécifique fonctionnant comme en circuit fermé, indépendamment des autres éléments vitaux de l'individu. 
    Invariant n° 15
    L'Ecole ne cultive qu'une forme abstraite d'intelligence, qui agit, hors de la réalité vivante, par le truchement de mots et d'idées fixées par la mémoire.
    Invariant n° 16 L'enfant n'aime pas écouter une leçon ex cathedra.
    Invariant n° 17 L'enfant ne se fatigue pas à faire un travail qui est dans la ligne de sa vie, qui lui est pour ainsi dire fonctionnel.
    Invariant n° 18 Personne, ni enfant ni adulte, n'aime le contrôle et la sanction qui sont toujours considérés comme une atteinte à sa dignité, surtout lorsqu'ils s'exercent en public.
    Invariant n° 19 Les notes et les classements sont toujours une erreur. 
    Invariant n° 20 Parlez le moins possible.
    Invariant n° 21 L'enfant n'aime pas le travail de troupeau auquel l'individu doit se plier comme un robot. Il aime le travail individuel ou le travail d'équipe au sein d'une communauté coopérative.
    Invariant n° 22 L'ordre et la discipline sont nécessaires en classe.
    Invariant n° 23 Les punitions sont toujours une erreur. Elles sont humiliantes pour tous et n'aboutissent jamais au but recherché. Elles sont tout au plus un pis-aller.
    Invariant n° 24 La vie nouvelle de l'Ecole suppose la coopération scolaire, c'est-à-dire la gestion par les usagers, l'éducateur compris, de la vie et du travail scolaire.
    Invariant n° 25 La surcharge des classes est toujours une erreur pédagogique.
    Invariant n° 26 La conception actuelle des grands ensembles scolaires aboutit à l'anonymat des maîtres et des élèves; elle est, de ce fait, toujours une erreur et une entrave.
    Invariant n° 27 On prépare la démocratie de demain par la démocratie à l'Ecole. Un régime autoritaire à l'Ecole ne saurait être formateur de citoyens démocrates.
    Invariant n° 28 On ne peut éduquer que dans la dignité. Respecter les enfants, ceux-ci devant respecter leurs maîtres est une des premières conditions de la rénovation de l'Ecole. 
    Invariant n° 29 L'opposition de la réaction pédagogique, élément de la réaction sociale et politique est aussi un invariant avec lequel nous aurons, hélas! à compter sans que nous puissions nous-mêmes l'éviter ou le corriger.
    Invariant n° 30
    Il y a un invariant aussi qui justifie tous nos tâtonnements et authentifie notre action: c'est l'optimiste espoir en la vie.
     
    Voici le texte complet:

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  • Ce titre n'est pas de moi mais de Célestin Freinet qui a beaucoup écrit à l'attention des jeunes professeurs.

    Voici un extrait de ses écrits:

    Voici jeune camarade, ce que tu peux faire partout
     
     « a) Change l'atmosphère de ta classe en renonçant à la discipline autoritaire et en y instaurant l'esprit d'équipe : disparition de l'estrade, organisation immédiate de la coopérative scolaire, organisation des équipes de travail, questions et conférences, journal mural, établissement de projets coopératifs à la mesure de la classe.  
    Tu peux faire cela sans débourser un centime. Et n'importe qui peut le faire pourvu qu'il dépouille le vieil homme. Cela t'est encore facile : il n'y a pas trop longtemps que tu en portes la défroque.  
    b) Mêle tout de suite l'école à la vie par l'étude du milieu qui devient d'ailleurs officielle. Et le meilleur moyen de t'orienter vers cette intégration de l'Ecole à la vie est la pratique du Texte libre, qui devient elle aussi officielle, - et c'est une de nos grandes victoires. 
    Seulement, afin de ne pas avoir de désillusion, sache bien que cette pratique du texte libre ne peut donner son plein que lorsqu'elle est motivée par la correspondance interscolaire et par le journal scolaire. […]  
    Seulement, attention, ne crée pas, autour du texte libre, une nouvelle scolastique. Quand la vie faiblit, c'est comme quand l'essence n'arrive plus dans le carburateur de notre auto : tu peux appuyer sur l'accélérateur, tourner la manivelle ou pousser la machine, tu ne la remettras pas en marche. Il vaut bien mieux chercher la carburation.  
    Cette carburation, tu l'auras plus facilement si tu peux réaliser un journal scolaire, base, pivot et outil de la correspondance interscolaire que nous ne saurions trop te recommander. Seulement, c'est à partir de là que nous te mettons en garde contre l'absence d'outils indispensables.  
    Tu reprendras la marche plus tôt peut-être que tu ne l'espères. Tes enfants auront eux aussi, entrevu la flamme. Ils ont plus de hâte encore que toi de sortir de la scolastique. Peu à peu les parents, eux aussi, comprendront : ils sont si simples et si humains les principes que nous défendons !  […] 
    Si tu as bien compris mes soucis, et aussi mes espoirs, tu ne te décourageras plus parce que tel jour, ou chaque jour, à telle heure, tu as dû abandonner le travail qui t'intéressait pour sacrifier aux programmes, aux examens, ou aux parents. 
    Nous en sommes tous là. Et ces sacrifices nous les consentons tous, à un degré plus ou moins grave.
    C'est notre force et la raison d'être de notre mouvement de ne jamais présenter, dans l'absolu, des réalisations qui enthousiasment un instant, puis lassent et découragent parce qu'elles ne sont pas à la mesure de nos possibilités véritables. Jeune instituteur, nous construisons et nous réalisons pour tous les instituteurs qui sont dans ta situation, dans notre situation commune. Nous ne chambardons pas l'École : nous la modernisons, en tenant compte de tous les éléments qui nous ont permis et nous permettront de faire de l'École du passé, dogmatique et morte, l'École moderne et vivante des travailleurs. »

     

    J'ai trouvé ce texte parmi d'autres à cette adresse: http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/18363

     

    Bonne rentrée à tous.


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  • Afin que les élèves aient une vision globale de ce qui les attend tout au long de l'année j'ai mis en place un livret des progrès des élèves. Cela permet aux élèves de travailler leur autonomie et de modifier leur rapport au travail.

    Le fonctionnement est simple.

    • L'élève choisit son travail parmi toutes les compétences du livret.
    • Il s'entraîne et quand il se sent prêt il passe le test.
    • Une fois le test terminé il est donné à la correction au maitre. (dans la boite prévue à cet effet).
    • Si la compétence est validée, l'élève (ou le maitre) coche la case. (pour certaines compétences une observation suffit.)
    • Si l'élève à par exemple le nombre de cases colorées requis pour avoir la ceinture jaune (dans la matière) il va colorier le tableau collectif dans la classe.

    Chaque élève connaît les objectifs pour passer dans la classe supérieure (bleue pour les CE1, noire pour les CE2).

    Ce livret sert aussi de livret trimestriel. Il est présenté avec les tests qui ont permis d'avancer (à cela s'ajoute une page résumant les points positifs du trimestre et les points à travailler plus précisément).

    Il sera imprimé au format A5 par souci d'économie de papier et relié.

    Il est en accord avec les objectifs du BO de 2008.

    Je l'ai essayé en CM1 et CM2 pendant 2 ans avec grand succès. Chacun sait où il en est et où il doit fournir des efforts. Les élèves et les parents savent exactement ce qu'il en est et pour la coopération dans la classe c'est juste indispensable. De plus les élèves ne progressent pas selon des choix du maitre (ils peuvent même choisir des compétences de la classe supérieure s'ils se sentent forts), mais selon leurs propres choix ce qui change pas mal de choses dans l'estime de soi et dans l'individualisation des apprentissages.

     

    Livret des progrès des élèves

     


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  • Un texte de Philippe Ruelen qui explique bien comment les enfants apprennent.

    Voici le texte que vous trouverez sur son site personnel.

    Le site de Philippe Ruelen

    Comment les enfants apprennent-ils?

    Bonne lecture.


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  • Voici un site où une enseignante s'est permis de poster tous les jeux qu'elle utilise dans sa classe.

    Une vraie mine d'or avec des jeux pour tous les thèmes et pour tous les goûts. Il faut absolument aller jeter un coup d'œil car ça vaut le détour.

    Bon l'encre de l'imprimante va couler mais c'est pour la bonne cause.

    Profitez bien des 2 raisons pour lesquelles on fait ce métier: Juillet et août ^^

    Un site mine d'or


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  • Voici une petite vidéo pour expliquer la communication non violente dans une classe (ou ailleurs d'ailleurs).

     

    http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/41079


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  • Tous les ans, je profite du début des vacances pour faire un maximum de tâches pour pouvoir partir l'esprit tranquille en vacances.

    Voici cette liste.

     

    1. Emploi du temps de l'année prochaine -Télécharger « emploi du temps 4.pdf »
    2. Organisation d'une journée type -
    3. Penser les mouvements dans la classe afin de faciliter la coopération -
    4. Feuille de suivi des brevets de la classe -
    5. Penser le texte libre et l'écrilecture -
    6. Organiser une boite à outils vierge que l'on remplira au fur et à mesure de nos découvertes de l'année -
    7. Trouver des cages à fils pour la classe - cage à fils
    8. Trouver une imprimerie Lego - trouvée sur le bon coin
    9. Préparer boite à création mathématique collective -
    10. Penser le plan de travail de l'année prochaine -Télécharger « pt 2.pdf »
    11. Lire les livres de Bernard Collot - L'école de la simplexité et la pédagogie de la mouche
    12. Explorer les sites suivants - RUELENCRESPC - Vers une école du troisième type (aucun lien avec laPEX)
    13. Fiches de préparation pour les différents ateliers de l'année -
    14. Un cahier de la classe pour les remplaçants éventuels -

    Cette liste pourra s'allonger au fur et à mesure de mes réflexions. Si ça peut faire penser à quiconque à des choses à faire et bien je serai ravi (au moins elle aura aider 2 personnes)


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  • Je suis en pleine ébullition pour l'année prochaine. Je change d'école, de niveau. Du coup comme je n'étais pas satisfait de mon plan de travail, j'en ai retravaillé un. Attention c'est un premier jet, rapidement fait. Comme je passe de CM2 à CE1/CE2 c'est un plan de travail plus cadré, moins ouvert.

    Attention ce plan de travail n'est pas abouti, il est en version alpha pour le moment mais a le mérite de donner quelques idées. Au fur et à mesure de mes réflexions je vais le modifier.

     

    Je vous donne le fichier modifiable (qui s'ouvre avec Scribus penchant libre de Publisher).

    Télécharger « pt 2.sla

    Pour ceux qui ne savent pas se servir de ce logiciel ultra simple je vous donne le lien vers un tutoriel très bien fait.

    http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/31165

     

    Pour le mode d'emploi c'est assez simple.

    Quand une activité est effectuée on colorie le petit cercle. Cette activité marquée rapporte le nombre de points choisis (cercle noir dans la case d'activité).

    Au moment du bilan l'élève calcule les points de son plan de travail et cela permet de savoir l'autonomie de l'élève. Un seuil est à atteindre pour passer en autonomie 2 ou 3. Cette autonomie permet de suivre les élèves qui en ont le plus besoin car on priorise l'aide à apporter grâce à ce guidage.

    Vous pouvez voir qu'il y a aussi chaque jour de travail afin de se repérer dans le temps et de mieux prévoir son travail.

    On trouve une ligne pour les projets personnels de l'élève et un bilan rapide pour tout le monde (un début d'autoévaluation).

     

    Je compte employer ce plan de travail pour mes CE1 et mes CE2 et le faire évoluer pour les CE2 au cours de l'année afin de le rendre plus ouvert pour ceux qui seraient très autonomes.

     

    Un ébauche de plan de travail


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